NON, ami liégeois!
Mort pour toi, parce que:
“Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l’on aime” (Jean, 15,13)
Un dessin en prime ou bien c’est assez clair?
NON, ami liégeois!
Mort pour toi, parce que:
“Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l’on aime” (Jean, 15,13)
Un dessin en prime ou bien c’est assez clair?
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Voici les premières photos de la procession. Sainte Julienne et la Divine Providence ont oeuvrées de concert pour que nous puissions processionner au sec! C’est donc malgré un ciel couvert que nous avons pu démarrer notre procession dans le quartier Avroy-Botanique.
Nous étions aidés par l’Harmonie Royale Saint-Georges de Montzen, ainsi que par la Schola Sainte Cécile qui a chanté à chacun des trois reposoirs. C’est d’ailleurs sur le site Internet de cette dernière que vous pourrez visualiser les premières photos de la procession.
DEO GRATIAS!
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Voici les premières photos de la Messe solennelle de la Fête-Dieu à l’église du Saint-Sacrement , ce samedi 25 juin 2011.
Cette messe a été célébrée avec le concours de la Schola Sainte Cécile de Paris (9è). De nouveau un tout grand merci à elle pour sa présence en terre liégeoise, ainsi que pour son professionnalisme et la modestie des ses membres!
Les célébrants (de gauche à droite): l’Abbé Herman (diacre),
le Père Jos Vanderbruggen, o.praem. (célébrant) et l’Abbé Germeau (sous-diacre)
La Schola à l’oeuvre, la foule des fidèles (nombreux) receuillie
Depuis le début, nous savons que Sainte Julienne nous soutient. Ici, la nouvelle bannière lui étant dédiée, réalisée par A-M Thonnart et P. Ancia.
L’homélie (bientôt disponible) de l’Abbé Herman. De nouveau, elle était…roborative!
Les jeunes écoutent attentivement… et prient!
Les photos de la procession arrivent bientôt. D’ores et déjà, les organisateurs remercient la Schola Sainte Cécile, l’Harmonie Royale Saint-Georges de Montzen, ainsi que les nombreuses personnes qui ont acceptées une tâche (parfois ingrate) dans l’organisation et le bon déroulement de cette messe et de cette procession.
Merci enfin aux quelques personnes qui, sur le passage du Très Saint Sacrement, ont marqués leur respect par une statue de la Vierge, une image pieuse, des bougies allumées, etc. Le Bon Dieu le leur rendra au centuple!
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La Fête-Dieu ou Fête du Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ
Solennité (par Per Ipsum)
Nous devons l’origine de la « Fête-Dieu » ou « Fête du St sacrement du corps et du sang du Christ » à une révélation faite à soeur Julienne du Mont Cornillon vers l’an 1210. Cette révélation demandait l’institution d’une fête annuelle en l’honneur du Saint Sacrement de l’autel. Malgré une vive persécution contre soeur Julienne et ceux qui souhaitaient que cette fête se répande, le diocèse de Liège l’institua vers l’an 1245 puis l’Eglise universelle ajouta cette fête au calendrier liturgique par le pape Urbain IV qui la rendit obligatoire pour l’Eglise entière en 1264.
Voici un extrait de la Bulle d’Urbain IV pour l’institution de la Fête-Dieu dans l’Eglise universelle :
« Qu’en ce jour, les foules empressées du peuple fidèle, accourent dans les temples avec une nouvelle ferveur ; que le clergé et le peuple se lèvent pour faire éclater leur joie dans des cantiques de louanges ; que les coeurs et les désirs, les voix et les lèvres chantent des hymnes joyeux ; que la foi chante, que l’espérance bondisse, que la charité tressaille, que la dévotion applaudisse, que le choeur des prêtres jubile, que l’assemblée des vierges soit remplie de consolation ; que chacun vienne avec un coeur fervent, une volonté empressée, qu’il rende ses devoirs avec zèle, pour célébrer dignement la solennité d’un si grand jour, et puissent tous les enfants du Christ être enflammés d’une telle ardeur pour son service, qu’augmentant de jour en jour le trésor de leurs mérites, ils soient jugés dignes de recevoir comme leur récompense, au terme de leur course, Celui qui sur la croix se livra pour leur rédemption, et dans le Sacrement se donne à eux en nourriture »
(Extrait de la Bulle d’Urbain IV pour l’institution de la Fête-Dieu dans l’Eglise universelle, 1264)
Jean XXII, en 1318 ordonna de compléter la fête par une procession solennelle où le très Saint Sacrement serait porté en triomphe. On fait une procession solennelle le jour de la Fête-Dieu pour sanctifier et bénir, par la présence de Jésus-Christ, les rues et les maisons de nos villes et de nos villages. Saint Thomas d’Aquin prépara la liturgie de cette fête, notamment par la création du Lauda Sion Salvatorem et Pange Lingua Gloriosi permettant aux fidèles une catéchèse simple et belle sur la Présence Réelle :
| Texte original : Pange lingua gloriosi Corporis mysterium, Sanguinisque pretiosi, Quem in mundi pretium Fructus ventris generosi, Rex effudit gentium. Nobis datus, nobis natus In supremae nocte cenae Verbum caro, panem verum Tantum ergo Sacramentum Genitori, Genitoque P. Panem de coelo praestitisti eis. (T.P. Alleluia) Oremus: Deus, qui nobis sub sacramento mirabili, passionis tu? memoriam reliquisti: tribue, quaesumus, ita nos corporis et sanguinis tui sacra mysteria venerari, ut redemptionis tu? fructum in nobis iugiter sentiamus. |
Traduction en français : Chante, ô ma langue, le mystère De ce corps très glorieux Et de ce sang si précieux Que le Roi de nations Issu d’une noble lignée Versa pour le prix de ce monde Fils d’une mère toujours vierge La nuit de la dernière Cène, Le Verbe fait chair, par son verbe, Il est si grand, ce sacrement ! Au Père et au Fils qu’il engendre P. Vous leur avez donné un pain descendu du ciel, (T.P. Allélulia) Oraison. Seigneur Jésus Christ, dans cet admirable sacrement tu nous as laissé le mémorial de ta passion ; donne-nous de vénérer d’un si grand amour les mystères de ton corps et de ton sang, que nous puissions recueillir sans cesse le fruit de la rédemption. |
Les processions du Saint Sacrement s’inspirent de 1 Roi 8, lorsque Salomon fit transporter l’Arche au Temple. Dès 675, on fit une procession du Saint Sacrement du Tabernacle. Ces processions du tabernacle étaient courantes et avaient lieu le dimanche ou pendant le Tridium au XIème siècle.
“Si quelqu’un dit que, dans le Saint Sacrement de l’Eucharistie, le Christ, Fils de Dieu, ne doit pas être adoré d’un culte de latrie, même extérieur et que, en conséquence, il ne doit pas être vénéré par une célébration festive particulière, ni être porté solennellement en procession selon le rite et la coutume louables et universels de la Sainte Eglise, ni être proposé publiquement à l’adoration du peuple, ceux qui l’adorent étant des idolâtres : qu’il soit anathème.”
(Concile de Trente, XIII session, 11 oct 1551)
Le culte eucharistique s’est développé de plus en plus depuis le XIVème siècle. A ce moment, l’Ostensoir apparaît en Allemagne et en France où l’hostie consacrée est exposée à l’adoration des fidèles. La pratique courante de l’exposition date de la période de l’instauration de la Fête Dieu.
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Nous le disons sans blague : Liège est redevenue une terre de mission ! Le seul « hic », c’est que l’on ne semble pas nombreux à voir les choses de la sorte… Pourquoi ? Tentative de réponse avec Thibaud Dary et son ouvrage “Manifeste pour un christianisme engagé” (Salvator-2007)
La crainte du « prosélytisme »
Tout d’abord, il semble évident que, après quarante ans d’enfouissement, on aie du mal avec l’idée de l’évangélisation. “Sans doute beaucoup de chrétiens sont-ils mal à l’aise avec cette idée d’évangélisation, car ils craignent, avec des scrupules qui les honorent, de céder à cette terrible tentation dont on nous rebat si souvent les oreilles, celle de tomber dans le ‘prosélytisme’. Mais finalement, pourrait-on savoir quel est le problème avec le prosélytisme, est-ce le huitième péché capital qu’on nous aurait caché, un quatrième secret de Fatima enfin révélé, un démon nouveau récemment libéré de l’enfer ? » (p.39)
Comme le souligne Dary, le mot a changé de sens, « puisqu’il y eut un temps où être prosélyte était conforme à la vocation chrétienne ». Désormais, il se comprend comme une pression sur les consciences, la manipulation des esprits bref, rien de positif.
Les sophismes idiots
Du coup, « notre capacité d’action est ainsi souvent paralysée, captive d’une panoplie de sophismes idiots et creux […] Tenez, celui-ci : « La foi, il faut la proposer, mais pas l’imposer. » Une formule miracle, qui se répète avec délectation dans les paroisses, comme le sésame pour éclairer notre pastorale. En vérité, un anti-principe d’action. Car à force de craindre d’imposer quoi que ce soit, il me semble que nous ne proposons quasiment plus rien ! (pp.40-41)
Et Dary de reprendre d’autres sophismes, tels que « la foi est une affaire privée » (« Mais m’expliquera-t-on comment cette affaire privée a bien pu sortir du Cénacle où onze apôtres s’étaient enfermés, et arriver jusqu’à nous ? »), « agir en chrétien et non comme chrétien », c’est-à-dire « accomplir des actes chrétiens mais sans dire qu’on l’est soi-même, en ne portant surtout pas notre foi ‘en bandoulière’ ou comme ‘un étendard’, ce qui serait à coup sûr du ‘triomphalisme’, autre pont aux ânes à grand succès.»
Comment faire ?
Dès lors, comment s’y prendre pour évangéliser? « Apprendre à nous désintoxiquer, à retirer ces fausses barbes, à démasquer ces repoussoirs qui se parent des beaux habits du respect de la conscience d’autrui, pour fournir d’excellentes excuses à notre pusillanimité. » Première chose.
Deuxième chose, être au clair avec sa foi. Car ce qui nous retient, « est-ce donc notre frousse, notre manque de courage, de savoir-faire, de confiance en nous, ou bien, en dernier ressort, est-ce notre incroyance ? […] Car dans cette autocensure chrétienne, ce complexe d’infériorité qui nous garde la bouche close et nous rend honteux, c’est souvent notre manque de foi qui est à mettre en cause. » (p.43)
Troisième et dernière chose, ne pas compter sur l’esprit du siècle pour nous aider dans cette tâche. « Les chrétiens ne doivent compter sur personne, sinon sur eux-mêmes, inspirés et guidés par l’Esprit de Dieu » C’est pourquoi ils doivent se reconnaître novices en la matière, en se mettant à l’école de notre foi en Jésus-Christ, et « à faire tout ce qu’il nous dira »(Jn 2,5). Ensuite, comprendre « en quoi être chrétien et missionnaire, c’est une seule et même chose ». Enfin, se mettre humblement à l’école « de ceux qui ont déjà emprunté ce chemin, et faits leurs preuves en la matière ».
Le peuple liégeois, indigne du Christ ?
Et Dary de conclure : « Retrouvons donc le sens de l’évangélisation car en n’évangélisant pas, nous jugeons soit le Christ indigne d’être proposé aux hommes, soit les hommes indignes de connaître le Christ. »
Le peuple liégeois n’a-t-il pas droit au message de Jésus-Christ. N’a-t-il pas droit au salut de son âme ? Bien sûr que si ! Et notre action n’a pas d’autre but que de conquérir une multitude de cœurs liégeois à Jésus-Christ.
C’est son souhait.
C’est notre mission.

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Soixante jours après Pâques est célébrée la Fête-Dieu qui invite à proclamer sa foi dans la présence réelle du Christ. Pour en témoigner devant tous, chaque année depuis plus de sept siècles, l’Eglise célèbre une messe festive suivie d’une marche publique au cours de laquelle le pain eucharistique, l’hostie, est montré à tous dans l’ostensoir: c’est la procession de la Fête-Dieu ou Fête du Saint-Sacrement.
Initiée par Julienne de Cornillon
Née à Retinne, près de Liège, vers 1192, Julienne devient orpheline très tôt; elle est alors élevée dans une léproserie sur le Mont Cornillon à Liège. Cette léproserie était tenue par deux prieurs, un prêtre et une femme, dans l’observance du célibat, du partage des biens et de la prière, sans posséder de règle religieuse fixe. À l’âge de 14 ans, Julienne est admise au nombre des sœurs.
À partir de 1209, elle eut de fréquentes visions mystiques; son attention était particulièrement orientée vers l’Eucharistie. À partir de cette période, elle œuvra pour l’établissement d’une fête solennelle en l’honneur du Saint Sacrement.
En 1222, Julienne fut élue prieure du Mont Cornillon et continua les démarches pour l’instauration de la Fête Dieu. Cela ne plus pas aux bourgeois liégeois qui ne voyaient en cette fête qu’un jour de jeûne en plus. Julienne dut quitter son couvent et passa de monastère en monastère. Elle trouva refuge en plusieurs abbayes cisterciennes. C’est en 1946 que la Fête-Dieu fut introduite d’abord dans le diocèse de Liège à la Basilique Saint-Martin. Elle fut étendue au monde entier en 1264 et la procession qui suit la messe instituée quelque cinquante ans plus tard, en 1318. Julienne mourut en 1258 à Fosses-la-Ville et fut inhumée dans l’abbaye cistercienne de Villers-la-Ville.
Aujourd’hui, à Liège
Cette année, la Fête-Dieu tombe le 23 juin, mais c’est le 25 qu’elle sera célébrée. Liège, surtout, perpétue la tradition d’une procession qui se déroulera dans le quartier d’Avroy dès 17h30. Elle sera accompagnée de l’Harmonie Royale Saint-Georges de Montzen. La procession sera précédée, à 16heures, par la messe de la Fête-Dieu, chantée par la Schola Sainte-Cécile de Paris.
Ni un spectacle, ni une parade folklorique mais une marche religieuse, la procession renoue ainsi avec une tradition née au Pays de Liège voici plus de sept siècles.
Plus d’infos sur: http://eglisedusaintsacrementliege.hautetfort.com et au 04/344.10.89.
Le 26 juin, la Fête-Dieu sera également célébrée… à vélo. Une initiative de l’unité pastorale « Les Douze ». En fait, l’Eucharistie aura lieu dans quatre églises différentes. Chaque partie sera célébrée dans un des douze édifices de l’entité. Elle débutera dimanche à 9h30 à l’église de Paifve, passera par Villers-Saint-Siméon et Lantin avant de s’achever à Voroux Saint-Joseph-et-Saint-Damien, bâtiment fraîchement ré-inauguré après une petite décennie de travaux. Pour se déplacer, la plupart des participants utiliseront leur vélo.
Contact: Ralph Schmeder, co-curé de l’UP Les Douze, 04/263.98.00.
Sylviane Bigaré
http://info.catho.be/2011/06/21/la-fete-dieu-une-fete-bien-de-chez-nous/
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Alors que nous fêterons Dieu ce jeudi 23 juin, et que nous marcherons en son honneur ce samedi 25 juin, nous ne pouvons que nous poser des questions sur l’avenir de l’église de Liège.
Nous avons, depuis plusieurs week-ends, effectués des tractages à la sortie des églises du doyenné rive-gauche. Nous n’avons pas couvert tout le doyenné, certes, mais nous avons ciblés les églises principales. Et nous avons tout simplement été effarés (et je pèse mes mots) de ce que nous avons bien du constaté: les églises sont vides!
Oui, vides. Car quand il y a 30 fidèles dans une collégiale qui peut en contenir au bas mot 500, on peut dire que c’est vide! On pourra trouver des explications, dire qu’il y avait un match, qu’il faisait beau, etc. Non. Elles sont vides, belle et bien vides!
Devant cet état de fait, je pose une question, une seule: l’église de Liège existe-t-elle encore? Sont-ils fous ces ecclésiastiques, ces laïcs, ces “agents pastoraux”, maîtres en parlote mais nuls en action? Ont-ils oubliés ce que même le Concile Vatican II soulignait, à savoir que “l’Eucharistie est la source et le sommet de toute la vie chrétienne” (LG11)? De toute la vie chrétienne, et donc non seulement de la vie des fidèles, mais également de la vie de “l’église catholique qui est à Liège” (comme on dit désormais)!
Car comment une église locale peut-elle survivre avec une pratique de sa foi en état de mort clinique? Faire des colloques, organiser des spectacles, rédiger des documents, ça, on sait faire. D’ailleurs, n’importe quelle administration publique peut le faire, et même souvent mieux! Mais le principal? La vie de Dieu dans les âmes? La vie de Dieu dans “l’Eglise qui est à Liège”? Eh bien osons le dire: le Bon Dieu s’est détourné de Liège!
“Oh, mais que vous êtes dur” va-t-on nous répliquer. “Vous ne voyez que le négatif. Ouvrez vos yeux: et tous ces gens qui aident leur prochain? Cette magnifique solidarité qui fait de nous des frères en Jésus...” Si on veut être Fils de Dieu (et non “frère en Jésus”…je ne suis pas l’égal de mon Dieu!), on doit d’abord vivre de l’Eucharistie, et tout les reste (charité, …) en découlera. Si Dieu n’est plus présent dans les coeurs, comment pourrait-il soutenir les actions faites en son nom?
Pour finir, je voudrai ici rappeler qu’il existe, outre les dix commandement, les cinq commandements de l’Eglise catholique. Le premier de ces commandements nous rappelle l’obligation de “participer à la messe les dimanches et jours de fête“. Parlez-en à votre prêtre, il se bidonnera, signe si il en est qu’il est sécularisé jusqu’au trognon! Mais pourquoi ces commandements? Parcequ’ils “servent à nous rappeler par leurs exigences minimales que l’on ne peut pas être chrétien sans s’efforcer de vivre selon la morale, sans participer concrètement à la vie sacramentelle de l’Eglise, sans vivre en solidarité avec elle. Ils sont obligatoires pour tout catholique“ Ce texte fleure bon l’intégrisme, vous ne trouvez pas? Sans doute est-il tiré du Catéchisme de Saint-Pie X, car pour parler d’obligations, il n’y vraiment plus qu’eux pour accepter de brider ainsi leur liberté d’enfant de Dieu!
Pas de pot, c’est le point 346 de YOUCAT, le catéchisme publié par Rome et destiné aux jeunes catholiques qui se rendent aux JMJ de Madrid cette année.
Vous savez, les jeunes, cette espèce en voie d’extinction dans les églises du diocèse…
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Comme Pie XII, nous n’aimons pas l’archéologisme, pensée infantile considérant que plus l’on se rapproche des premiers siècles, plus l’on revient à une foi pure et non déformée. Au contraire, nous savons que l’Esprit-Saint œuvre à travers les siècles, et que c’est le fruit de cette action que nous nommons « Tradition ». Nous n’avons aucune nostalgie des fastes du passé. Nous avons pour seule nostalgie la Patrie Céleste. Si nous publions ce texte de Pie XII, c’est pour montrer combien nous pouvons être fier quant à l’élection de Liège, dans le Cœur de Notre Seigneur, comme « Ville du Saint-Sacrement ».
PIE XII : radiomessage aux fidèles de Belgique
Pour le VIIe centenaire de l’institution de la Fête-Dieu à liège
(30 juin 1946)
« Tandis que vous célébrez, chers fils et chères filles de Belgique, dans la ferveur de votre robuste foi, dans la joie de votre enthousiaste dévotion, le VIIe centenaire de l’institution par l’évêque de Liège, Robert de Torote, de la fête du Corps sacré du Seigneur, que vous appelez d’un si beau nom : « la Fête-Dieu », Notre esprit se reporte spontanément vers cette vision du ciel que l’apôtre saint Jean, après l’avoir contemplée de son regard d’aigle, racontait aux hommes en un langage qui n’est pas de la terre. De cette vision tout entière, le centre est l’Agneau, l’Agneau immolé, l’Agneau que suivent les vierges et dans le sang duquel les pécheurs, lavant leur robe souillée, se revêtent de splendeur, l’Agneau vers lequel convergent, avec les adorations de millions et de myriades d’anges, celles des foules innombrables de tous les peuples et de toutes les nations.
Le pinceau génial de vos compatriotes, les deux Van Eyck, a magnifié ce triomphe et cette fécondité de l’Agneau mystique, centre de l’Eglise, centre des esprits, des cœurs, des âmes, source permanente de toute vie, de tout bien, de tout salut, de toute vigueur, de toute sainteté, de tout amour.
Et voici que, ces deux dimanches, ce magnifique tableau s’est animé et, aujourd’hui même, en cet instant solennel, c’est dans la plus absolue réalité que l’Agneau de Dieu préside à votre imposante assemblée, en cette Belgique, terre eucharistique par excellence, où fleurit, autour du Verbe fait chair et fait Pain vivant, la plus merveilleuse histoire de l’activité humaine et chrétienne sous toutes les formes, par l’éclat des grandes chaires universitaires où vibre encore la voix des plus éminents docteurs, par l’épanouissement de tous les arts et de toutes les industries, par la sublime élévation de la sainteté, tant mystique qu’apostolique, par le foisonnement de toutes les œuvres sociales et charitables. Faut-il Nous étonner que le Christ de lumière, d’amour et de charité ait choisi votre patrie pour lui confier, par le ministère caché de la vierge augustinienne de Cornillon, ce joyau de la liturgie catholique, la Fête-Dieu, afin que, brillant d’abord chez vous du plus pur éclat, il rayonne de chez vous sur le monde entier en sorte que tous, sans distinction de pays, de classes, de conditions, rassasiés de la même nourriture divine, goûtent ensemble la fortifiante douceur de l’unité et de la paix que signifient les apparences du pain et du vin sous lesquelles se voilent le corps, le sang, l’âme, la divinité du Christ, notre véritable aliment et notre véritable vie.
Tel est l’objet de la prière qui monte ardente, de Notre cœur vers le Cœur de Jésus, présentée par le Cœur immaculé de Marie, Mère et Médiatrice ; qu’elle attire sur vous l’abondance de toutes grâces avec la Bénédiction que Nous allons vous donner dans toute l’effusion de Notre amour paternel à vous, peuple liégeois, à vos chefs spirituels et particulièrement aux nouveaux prêtres et sous-diacres ordonnés en cette mémorable journée. »
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