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L’exemple de St-Louis Marie Grignon de Montfort

St-Louis Marie grignon de Montfort à transformé en vingt ans l’une des zones de les plus déchristianisées de la France en un bastion de la foi et en une terre de martyrs. Il multipliait les miracles, sa prédication transformait durablement des régions entières, et pourtant il fut toujours la bête noire du clergé. C’est qu’il était complètement décalé par rapport à son siècle. Il était conscient d’une mission providentielle en vue de la fin des temps et il le disait.

Deux siècles avant lui, Saint-Vincent Ferrier disait de lui-même qu’il était l’ange de l’apocalypse envoyé pour préparer les peuples chrétiens. Il faut lire sa « prière embrasée » pour se rendre compte que la chrétienté pour laquelle il prêche n’est pas celle de la fin du siècle de Louis XIV, mais bien plutôt celle de notre siècle. Il parle pour 200 ans plus tard. Il prépare déjà la piété les peuples à la haine de l’état il y a une vie religieuse semi- clandestine. Ces confréries de la croix ou du rosaire ont pour chef les laïques, ils se réunissent dans les grandes ou dans des maisons particulières à une époque où l’on trouve partout des églises ouvertes. Il fonde pour 200 ans après.

Ce qui frappe surtout, c’est la forme publique de ces exercices de piété : chemin de croix, grande procession, honneur public du Saint-Sacrement. Cette forme imagée publique et spectaculaire de la piété faisaient froncer les sourcils non seulement dans le clergé mondain, mais aussi dans le clergé exemplaire de Saint-Sulpice et parmi des missionnaires de campagne remplis l’expérience.

C’est que sa méthode apostolique, quoique parfaitement adapté au petit peuple, était, elle aussi, décalé de deux siècles.

La procession du 16 août 1711 à La Rochelle par Saint Louis-Marie Grignon de Monfort Dessin de Claude Masse - Bibliothèque Municipale de La Rochelle

Les processions à l’heure actuelle

L’homme moderne est non seulement déchristianisé mais dégradé mentalement. On le gouverne par le théâtre social. C’est un lieu commun des sociologues actuels de parler de : « société – spectacle ».

La nébuleuse du démon a ses formes d’apostolat spectacle: Les manifestations. Un mélange de haine, de révolte, mais aussi de jouissance festive. La société des élus doit elle aussi à voir cette forme d’apostolat spectacle.

Ce sont les processions. Non pas des contre-manifestations, mais les processions qui témoignent de la charité, de la dignité, de l’amour de notre Seigneur Jésus-Christ, de l’esprit de pénitence.

Il ne faut pas croire que les manifestations publiques de la foi sont sans effet. Elles sont quasiment indispensables pour la conversion des païens dans un monde où l’église catholique n’a plus d’existence sociale visible. Dans un monde où tout ce qu’on peut voir d’elle est filtré par ses ennemis.

Les conversions se font par la grâce de Dieu. Mais la grâce de Dieu ne donne pas la science infuse. Elle fait sentir le vide d’une existence sans but et sans espoir. Mais elle attire à notre Seigneur Jésus-Christ par les miettes visibles de l’église catholique. Le récit de la guérison de la fille de la cananéenne dans l’Évangile est une figure de cette réalité. Notre seigneur Jésus-Christ lui dit un peu rudement : « hors de l’église point de salut ». (Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues d’Israël, on ne donne pas ou chien la nourriture des enfants). hors de l’église, pas de bénédiction de Dieu. Tout le monde connaît la réponse : « oui seigneur, mais on laisse les chiens prendre les miettes qui tombent de la table des petits-enfants ». Hors de l’église, il y a toujours au moins une fois dans la vie la grâce de la conversion car Notre Seigneur est mort pour tous les hommes.Mais cette grâce de la conversion laisse l’âme réduite à chercher à tâtons jusqu’à ce qu’elle trouve quelques miettes qui tombent de la table des petits enfants. Des convertis ont cherché des années dans le noir, dans le bouddhisme, dans le taoïsme, dans le charismatisme, avant de trouver les miettes qu’il attirerait vers la table de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Les processions publiques font partie de ces miettes. En particulier l’honneur public à la sainte eucharistie. Ces actes attirent les bénédictions de Notre Seigneur Jésus-Christ comme il l’a formellement promis : « celui qui n’aura rendu honneur devant les hommes moi aussi je lui rendrai honneur devant mon Père Céleste »

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